Bien manger pour stimuler notre cerveau

Lorsqu’on parle de nourriture équilibrée, c’est bien souvent, car nous souhaitons affiner notre silhouette avant l’été, éviter la fatigue ou encore renfoncer notre vitalité physique. Si notre corps fait régulièrement l’objet de toutes nos attentions, nous ne devons pas oublier que notre cerveau mérite tout autant que l’on s’en occupe en y apportant les nutriments dont il a besoin.

Notre cerveau a besoin d’énergie

Le cerveau d’un homme d’âge adulte pèse en moyenne 1.5 kilos, soit 2% seulement du poids total du corps humain, mais s’avère extrêmement énergivore. De par sa fonction régulatrice sur l’ensemble de notre organisme, on estime que 20% de nos besoins nutritifs journaliers servent à l’alimenter. Il est donc essentiel de fournir au cerveau un apport calorique adapté en termes de quantité, mais également de qualité.

De nombreuses études ont prouvé qu’une alimentation variée et équilibrée est très bénéfique au fonctionnement de notre cerveau. Absorber de bons nutriments favoriserait ainsi la vitalité de nos neurones, nous aidant ainsi à mieux réfléchir et à éviter les troubles de la mémoire. Ce point de vue est longuement défendu dans un livre intitulé ‘Supernutrition du cerveau’, écrit conjointement par le docteur Paul Grewal, spécialiste en nutrition, et le journaliste scientifique Max Lugavère. S’appuyant sur des années d’analyse de données scientifiques et d’entretiens avec des chercheurs, l’ouvrage met en évidence la relation entre le bien manger et un cerveau sain et performant. Des bienfaits du jeûne au méfaits de la nourriture industrielle, les auteurs dispensent de précieux conseils pratiques pour soigner notre bien-être cérébral.

Quels aliments choisir ?

Alors que manger ? Une rapide recherche sur internet vous donnera une pléthore de résultats parmi lesquels il est bon de faire le tri. Toutefois, certains aliments semblent faire l’unanimité :

  • C’est le cas des poissons gras. Saumon, sardine, maquereau en particulier sont riches en oméga 3, des acides gras dont la carence peut altérer nos fonctions intellectuelles et notre mémoire. Consommer du poisson ou à défaut, du chia, des huiles de noix ou de colza qui contiennent également de l’oméga 3, peut permettre d’y remédier.
  • Les légumineuses telles les pois chiches et lentilles sont également à conseiller, car grâce à leur indice glycémique bas, ils procurent au cerveau le taux de glucose dont il a besoin pour être performant. Et ceci sans entraîner les brusques variations qu’engendre l’absorption de confiseries et autres sucreries qui peuvent résulter par des pertes d’attention ou de la fatigue.
  • On recommande aussi de consommer des fruits et légumes ‘colorés’ (tomates, carottes, potirons, oranges, pamplemousses) contenant du bêtacarotène et de la vitamine A, un puissant antioxydant qui agit contre le vieillissement de nos cellules. Pensez aussi aux baies et fruits rouges (myrtilles, framboises, cassis, mûres), chargés en vitamine C et qui fluidifient la circulation sanguine.
De nombreux fruits rouges
Manger des fruits rouges est recommandé

Manger mieux pour être plus intelligent ?

Les fruits secs, les avocats, le chocolat noir ou encore les graines de tournesol sont également couramment cités pour leurs vertus bienfaitrices. Ces aliments censés favoriser le bon fonctionnement de nos neurones sont donc à recommander pour améliorer notre activité intellectuelle au quotidien, notamment au travail. Ceci est particulièrement vrai dans les disciplines demandant un haut degré de concentration. Ce n’est pas le fait du hasard si les champions de poker ou d’échecs privilégient une alimentation saine durant leurs tournois. Plus grand joueur d’échecs de l’histoire, le russe Gerry Kasparov lui-même ne consommait en permanence que des produits frais et naturels. Doit-on y voir pour autant une corrélation entre bien manger et puissance intellectuelle ?

Si le cerveau demeure un organe encore largement méconnu, les avancées scientifiques récentes ont permis de percer quelques-uns de ses secrets. Ce qui est certain est que comme tout élément vital de notre corps, il doit être traité avec soin pour pouvoir donner sa pleine mesure. Un consensus quasi général existe aujourd’hui sur les effets néfastes produits par la ‘malbouffe’ et la nourriture industrielle sur nos organismes. L’engouement pour l’alimentation bio et une recrudescence de l’intérêt pour les produits fermiers, naturels ou locaux semblent en tous cas témoigner d’une certaine prise de conscience. Celle d’une partie de la population, de plus en plus soucieuse de sa santé physique et mentale.

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